17 novembre 2013

En prière pour le vivre

Prédicateur:
Passage: Ephésiens 3:14-21
Type De Service:

Bible Text: Ephésiens 3:14-21 | Prédicateur: Paul Harrison | Series: Éphésiens – Soir

En prière pour le vivre

Pourquoi est-ce que Paul met par écrit cette prière ?

Il aurait pu simplement dire comme on a tendance à le faire « Je vais prier pour toi » sans qu’on sache vraiment comment.

Pourquoi cette prière par écrit?

Est-ce que c’est un moyen de dire son affection aux croyants d’Ephèse ? C’est bien possible.

Mais au-delà, n’y a-t-il pas une invitation à s’inspirer de sa prière ?

Il faut le reconnaître, quand on parle de prière, on touche un sujet sensible. Un domaine où on a tendance à se dire : « Ma vie de prière… oula… il y a des hauts et des bas, mais j’ai pas la piété d’untel ou d’untel. »

J’aimerais vous lire une citation d’un livre sur la prière de Paul Miller :

« Nous nous disons: « Des chrétiens forts prient beaucoup. Si j’étais un chrétien plus fort, je prierais plus. » Les chrétiens plus forts prient davantage, mais ils prient davantage parce qu’ils réalisent combien ils sont faibles… La faiblesse est le canal par lequel il reçoive la grâce. »

Paul Miller, p. 56, Une vie en prière

Le paradoxe, c’est qu’on prie lorsque justement on réalise sa faiblesse, on ressent son manque.

Et c’est précisément ce qu’un chrétien qui sera fort réalisera.

Le but de la réflexion de ce soir n’est pas de voir la beauté esthétique de cette prière et de repartir avec le constat : « oh belle prière ».

Le but n’est pas non plus de la comprendre intellectuellement et de repartir en disant : « je crois que j’ai compris là où il voulait en venir ».

Même si ça a de l’importance, le but, en tout c’est mon souhait, c’est que les croyants ce soir puissent se l’approprier…

Et si ce n’est pas votre cas ce soir, si vous ne vous définissez pas comme chrétien, sachez que vous êtes les bienvenus. Et j’espère que ce texte sera l’occasion pour vous de jeter un coup d’œil à l’intérieur de la perspective chrétienne.

Je vous suggère de voir la prière en trois temps :

Il prie pour qu’ils aient:

1. Le Christ dans le cœur (16-17a)

2. Son amour à l’esprit (17b-19)

3. A Dieu soit la gloire (20-21)

___

On identifie généralement deux sujets de prière dans ces versets.

Le premier sujet : 16-17a. Il prie pour qu’ils soient fortifiés dans l’homme intérieur, que le Christ habite dans leur cœur par la foi.

Le deuxième sujet : 17b-19. Il prie pour qu’ils comprennent l’amour infini de Christ pour eux jusqu’à être remplis de toute la plénitude de Dieu.

Mais dès le départ, quand on regarde ces sujets, il y a quelque chose qui surprend.

Il prie pour que le Christ habite dans leur cœur par la foi. Mais il a terminé le chapitre deux en affirmant que les croyants sont le temple de Dieu, autrement dit le lieu où il demeure déjà (2.22).

Et on pourrait se poser la question : Est-ce qu’il est possible d’être chrétiens sans que Christ habite en nous?

Pourquoi est-ce qu’il prie pour cela alors ?

Et la même chose avec le deuxième sujet de prière. Il prie pour qu’ils saissent l’amour de Jésus pour eux.

Est-ce qu’on peut vraiment être chrétien sans comprendre l’amour de Jésus pour nous ? Est-ce qu’il est possible d’être chrétien sans saisir Jean 3.16 : Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il aie la vie éternelle ?

Bien sûr que non, alors pourquoi est-ce qu’il prie ?

Quelques indices liés au contexte :

– L’apôtre Paul est à un moment charnière dans la rédaction de sa lettre.

Dans les trois premiers chapitres, il parle de ce que Dieu a fait en leur faveur en Jésus. On peut noter que les temps des verbes sont à l’indicatif et il est question de ce que Dieu a fait pour les croyants dans leur union à Jésus.

Dans les trois derniers chapitres, 4-6, on réalise qu’il s’agit de la mise en pratique de ces vérités. On voit beaucoup plus de temps à l’impératif…

La prière est donc une sorte de transition entre les deux.

Est-ce que les croyants à Ephèse vont faire le lien entre la théorie et

la pratique ?

Est-ce qu’ils vont faire le lien entre ce que l’on croit et ce que l’on vit ?

Est-ce qu’ils vont faire le lien entre ce que l’on sait intellectuellement et ce que l’on expérimente ?

Et vous, et moi est-ce qu’on va le faire ? Est-ce que cela va avoir un impact ?

D’où la prière pour le vivre…

– Un autre élément qui va dans ce sens-là, c’est la petite expression au début de notre passage : « c’est pourquoi » ou « pour cette raison ». Quand on regarde de plus près, on remarque quelque chose d’intéressant : il a déjà mentionné la même expression, un « C’est pourquoi… » un peu plus haut… au verset 1 (« à cause de cela »).

1A cause de cela, moi, Paul, le prisonnier de Jésus-Christ pour vous, les non-Juifs…

Il est tellement saisi par ce qu’il rédige qu’il entre dans une digression dans les versets 2-13, mais ici, il reprend le fil de sa pensée.

Ce qu’il a décrit de la puissante œuvre de Dieu en Jésus doit être en quelque sorte ressentie, expérimentée, vécue par les croyants.

C’est un peu comme si vous aviez une somme importante d’argent à la banque. L’argent est bien à vous sur ce compte. Mais l’espace d’une soirée, vous vous retrouvez loin de chez vous.

Vous n’avez pas de liquide, vous n’avez pas de chéquier, votre carte de crédit n’est pas acceptée et les banques sont déjà fermées. Bon on est d’accord, c’est une très mauvaise soirée, mais c’est la situation…

C’est une chose d’avoir de l’argent sur le compte, c’en est une autre de pouvoir en disposer, de pouvoir l’utiliser…

Dans cette prière, l’apôtre Paul prie que Dieu leur « donne, selon la richesse de sa gloire, … » de pouvoir expérimenter ce qu’ils croient intellectuellement.

Et la manière dont il rédige confirme ce qu’on est en train de dire :

14C’est pourquoi je fléchis les genoux devant le Père,

Traditionnellement, les gens priaient debout (Mat 6.5 ; Luc 18.11, 13), Paul dit se mettre à genoux comme pour exprimer à la fois son émotion et son désir sincère qu’ils puissent expérimenter la présence du Christ en eux et la grandeur de son amour pour eux.

Qui est-ce qu’il prie ?

14… le Père, de qui toute famille dans les cieux et sur la terre tient son nom,

Autrement dit, celui dont toute créature tire son existence et celui qui est en capacité de donner… selon la richesse de sa gloire,

Maintenant, pour quoi est-ce qu’il va prier ?

1. Le Christ dans le cœur (16-17a)

Si vous deviez dire à quelqu’un que vous allez prier pour lui ou elle, quel serait le sujet ?

« Je vais prier pour que tes examens se passent bien. Je vais prier pour que tu puisses obtenir tel ou tel travail. Je vais prier pour que tu puisses être guéri de ta maladie. Je vais prier que tu puisses trouver une solution pour tel problème ».

Et ces sujets de prière auraient leur place.

Simplement, l’apôtre Paul ne prie pas de cette façon pour eux.

Il prie qu’ils soient rendus « forts et puissants par son Esprit, au profit de l’homme intérieur ».

L’homme intérieur.

Comme ailleurs (2 Co 4.16-18), il y a un contraste entre l’homme intérieur et l’homme extérieur.

L’homme intérieur, c’est le siège de la pensée, tout ce qui fait la personnalité de quelqu’un.

L’équivalent du cœur dans la ligne suivante.

Le cœur dans la pensée biblique, c’est plus que les sentiments, c’est siège de la volonté, c’est ce qui détermine la manière dont une personne vit, sa personnalité.

Pourquoi est-ce qu’il prie dans ce sens-là ?

Après tout, quand on connaît certaines situations vécues par les chrétiens d’Ephèse à travers le livre des Actes, on pourrait imaginer une autre prière.

«Je prie que vous soyez gardés de tout danger, qu’il n’y ait plus d’émeutes comme il y en a eu quand j’étais là, qu’il n’y ait plus de persécutions comme quand j’étais là. Seigneur, garde-les de pression de la rue ou de pression des politiques.»

Mais il prie ici qu’ils soient puissamment fortifiés par son Esprit au profit de l’homme intérieur.

Et ça devrait nous faire réfléchir. Pour lui, ce qui est le plus déterminant, ce ne sont pas les difficultés à l’extérieur mais c’est la force que Dieu donne à l’intérieur.

S’ils sont forts à l’intérieur, ils pourront faire face à ce qui se passe à l’extérieur.

A l’inverse, il est possible d’être fort à l’extérieur, mais être fragile à l’intérieur.

Est-ce que vous êtes d’accord avec le constat ?

Ou est-ce que comme moi, vous avez tendance à vous dire que si telle ou telle circonstance changeait, vous seriez plus fort ?

Que si vous obteniez telles études, alors vous seriez sur une bonne voie?

Que si vous étiez dans telle relation amoureuse, alors vous auriez l’encouragement dont vous avez besoin ?

Mais pour l’apôtre Paul, il est évident que ce qui est le plus déterminant, c’est la force qu’ils auront à l’intérieur.

Si je suis fort à l’intérieur, je serai en mesure de faire face à une critique.

Si je suis fort à l’intérieur, je serai en mesure de mieux vivre un rejet.

Si je suis fort à l’intérieur, je serai en mesure d’encaisser un échec…

Il ne dit pas que c’est mal de prier pour des éléments extérieurs, mais pour lui l’intérieur est beaucoup plus déterminant.

Et ça se confirme dans l’équivalence qu’il donne:

17que le Christ habite dans votre cœur par la foi

Le Christ est mentionné et son habitation est décrite en terme de cœur.

L’illustration qu’il utilise par ce verbe est parlante.

On a déménagé cet été de Paris à Plaisir qui est à 30 km de distance. On a fait le pas d’acheter un appartement plutôt que de louer.

Même si l’appartement n’était pas délabré, on a assez vite remarqué que ça allait demander du travail, de l’entretien, des changements. Des amis et un membre de la famille nous ont aidé à repeindre toutes les pièces, réaménager la cuisine, monter certains meubles.

Mais l’autre jour, j’ai reçu une liste de trente choses à faire toujours dans la phase d’installation. Autrement dit, c’est pas terminé et c’est sans compter l’entretien régulier…

Et moi qui n’ai pas vraiment la fibre du bricoleur, je me demande à quelle vitesse on va avancer dans la liste…

Jésus-Christ a bien opéré une rédemption, un rachat de notre personne si nous sommes chrétiens. On le voit au chapitre un. Au chapitre deux, Paul a affirmé que Dieu nous avait accordé le privilège de devenir son lieu d’habitation, son temple.

Mais sa venue en nous marque la nécessité de changements. Et c’est tout le sens de la deuxième partie de la lettre.

Dans le même ordre d’idée, écoutez comment il évoque les changements nécessaires dans une lettre qu’il a rédigée à peu près au même moment, la lettre aux Colossiens : Colossiens 3.12-15.

…Ainsi donc, en tant qu’êtres choisis par Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous de sentiments de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous les uns les autres et, si l’un de vous a une raison de se plaindre d’un autre, pardonnez-vous réciproquement. Tout comme le Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. Mais par-dessus tout, revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection.

Sa présence dans notre vie doit faire une différence, d’où l’importance de cette prière pour que nous soyons rendus forts et puissants par son Esprit dans l’être intérieur, d’où l’importance d’expérimenter la présence du Christ en nous.

2. Son amour à l’esprit (17b-19)

Le deuxième sujet de prière est le suivant :

17b …que vous soyez enracinés et fondés dans l’amour, 18pour être capables de comprendre, avec tous les saints, quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, 19et de connaître l’amour du Christ qui surpasse la connaissance, de sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu.

On est d’accord, c’est touffu, c’est riche.

Mais par quoi est-ce qu’il commence ?

Il commence par décrire le terrain sur lequel on doit être enraciné, fondé. Les deux images d’une plante et d’une construction sont là pour dire qu’on a besoin d’une bonne assise pour pouvoir saisir davantage cet amour.

Et ça ne va pas se faire chacun dans son coin :

18pour être capables de comprendre, avec tous les saints (les croyants),

Je me souviens d’un match de foot que je faisais avec d’autres étudiants en théologie. On était en plein match et quelqu’un est venu à côté du terrain pour dire à quelqu’un d’autre qu’il avait perdu ses clefs. Plusieurs joueurs l’ont entendu et là, ils se sont arrêtés de jouer. En plein match, ils sont partis à la recherche des clefs. Moi, j’aurais poursuivi le match pour être honnête.

Leur compassion et leur désir d’aider étaient réels, palpables. Et je me souviens avoir été frappé par la façon dont ils avaient pris les choses à cœur.

Il va falloir la diversité de la famille de Dieu pour expérimenter, voir cet amour de Christ.

Ce qui est sous-entendu ici doit nous interpeler : On n’apprécie pas son amour à sa juste valeur. Quelqu’un dira, mais j’ai compris son amour, non ?

Il va falloir l’expérimenter, le vivre, en être émerveillé. L’apôtre Paul estime que le fondement ne suffit pas, et il choisit des dimensions pour dire qu’il faut aller plus loin :

Son amour est plus profond, plus haut, plus large, plus long qu’on ne pense.

On l’a vu dans le chapitre deux, l’amour de Christ est assez large pour pouvoir embrasser toute l’humanité (juifs et païens !) ; assez long pour durer jusque dans l’éternité ; assez profond pour atteindre le pécheur le plus récalcitrant ; et assez haut pour le faire asseoir avec Lui dans les cieux !

Et bien il va falloir l’expérimenter cet amour qui là encore paradoxalement dépasse tout ce qu’on peut connaître.

Autrement dit, il faut aller plus loin, mais on n’en verra pas la fin.

Et de nouveau, c’est pas une question de poésie dans la manière de rédiger cette prière, c’est pas une question d’intelligence, c’est plutôt être saisi par l’amour de Christ, en faire l’expérience.

Dans son un livre où il commente cette prière, Donald Carson utilise une illustration de son enfance qui je trouve utile.

A l’âge de dix ans, il tombe très malade au point d’être emmené à l’hôpital. Son état est suffisamment grave pour qu’il y reste pendant plusieurs semaines.

Hors de danger, il est finalement ramené à la maison. Et il démarre une convalescence de plusieurs mois.

Une après-midi, il se réveille et il voit sa mère assise à côté de lui en train de pleurer.

Il lâche ce qui lui vient naturellement à l’esprit :

« Oh Maman, tu m’aimes. »

Et là, c’est le coup de grâce pour sa maman qui se retire pour pleurer encore plus.

Voici ce qu’il écrit ensuite :

« Aujourd’hui, lorsque je repense à cet après-midi, je comprends un peu mieux pourquoi j’ai dit cela. Si vous m’aviez demandé la veille si mes parents m’aimaient, j’aurais donné sans hésiter la réponse classique : « Bien sûr que mes parents m’aiment ! » Mais le spectacle des larmes de ma mère m’avait amené à analyser la situation et à tirer mes propres conclusions. » Donald Carson, p. 221

Si on devait faire le tour de chaque chrétien ce soir et demander : est-ce que Jésus t’aime ? La réponse serait probablement : Oui, je sais que Jésus m’aime.

Mais est-ce qu’on en fait l’expérience ? Est-ce qu’on le ressent régulièrement ?

Cette prière nous dit qu’il est légitime et même nécessaire d’en faire l’expérience.

Et à quel moment est-ce qu’on peut particulièrement s’attendre à cela ?

N’est-ce pas dans les moments de besoin ? Lorsqu’on est conscient de nos manques, les moments de souffrance, les moments où on se sent affaiblis ?

J’ai cité au début Paul Miller dans son livre sur la prière.

Ecoutez ce qu’il dit un peu plus loin :

« Si nous pensons que nous pouvons vivre notre vie par nous-mêmes, nous n’allons pas prendre la prière au sérieux. Notre incapacité à prier fera toujours penser à quelque chose d’autre – un manque de discipline ou trop d’engagements. Mais lorsque quelque chose est important, nous créons de l’espace pour cette chose-là.

Simplement, la prière n’est pas si importante à beaucoup de chrétiens parce que Jésus est simplement un bonus. C’est pourquoi, comme on le verra plus tard, la souffrance est si importante dans le processus qui nous apprend à prier. C’est le cadeau que Dieu nous fait pour nous montrer ce que la vie est réellement. » p. 59

Il faut reconnaître que notre tendance naturelle est de penser qu’on peut se passer de Jésus. Et la souffrance ou le temps de besoin est précisément l’occasion de venir à lui avec notre besoin et donc d’aspirer à vivre, expérimenter son amour.

Pourquoi est-ce qu’il veut que les croyants comprennent cet amour ?

Simplement pour avoir des sensations ? Non.

19 de sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu.

La «plénitude de Dieu», c’est une autre façon de dire «être tout ce que Dieu veut que vous soyez» ou «être mûrs spirituellement». ((Carson, O’Brien) « La Prière renouvelée » p. 222, Donald Carson)

Comme un enfant qui devient mature par l’amour à la fois tendre et ferme de ses parents, saisir cet amour de Christ, c’est tendre vers une plus grande maturité, une plus grande ressemblance à Christ.

3. A Dieu soit la gloire (20-21)

20A celui qui peut, par la puissance qui est à l’œuvre en nous, faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, 21à lui la gloire dans l’Eglise et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, à tout jamais. Amen !

Alors qu’on va prier, on peut se demander si Dieu est à la hauteur pour répondre à nos prières ?

Il peut faire Il n’est pas passif, mais il est actif en notre faveur !

Infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons Il peut faire au-delà de ce que nos demandes, infiniment au-delà! ses attentes vont au-delà des nôtres ! Il n’y a rien qu’Il ne puisse pas faire.

Et si on le prenait à sa parole ?

Si on prenait cette prière au sérieux. Et si pendant un mois, on en faisant notre requête au quotidien.

C’est le défi que je me lance à moi aussi.

Et si on prie cette prière, c’est pas simplement pour avoir une satisfaction personnelle et pas pour se savoir meilleur que les autres, c’est pour sa gloire :

21à lui la gloire dans l’Eglise et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, à tout jamais. Amen !

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